INGO Charter / Accountable Now

En 2006, sur l’impulsion de Transparency International, plusieurs ONG créèrent l’INGO Charter, i. e. la charte de responsabilité (ou redevabilité – accountability) des ONG internationales, destinée à promouvoir la redevabilité, la transparence, la communication et la performance des organisations-membres. En 2008, elle prit le nom d’Accountable Now. Elle vise notamment à asseoir la légitimité des ONG. A l’origine, cette organisation regroupait, en plus de Greenpeace International, onze ONG signataires[45], dont plusieurs directement liées, parfois financièrement, aux réseaux du financier George Soros : ActionAid International, Amnesty International, CIVICUS, Oxfam International, Transparency International, et World WYCA (à l’époque de la création de l’INGO Charter[46]).

Il est ainsi difficile d’accorder du crédit à cette organisation à laquelle Greenpeace est fier d’appartenir : rappelons que George Soros, l’un des premiers fondateurs de fonds d’investissement offshore, fit fortune en domiciliant son Quantum Fund aux îles Caïman et aux Antilles néerlandaises. Plus récemment, il s’est appuyé sur l’entorse aux obligations de transparence dont bénéficient les bureaux familiaux aux Etats-Unis face à la loi Dodd-Frank pour transformer son Soros Fund Management en bureau familial, après près de quarante ans d’existence en tant que fonds d’investissement. Le fait que des ONG financées encore aujourd’hui par une telle personne créent et mettent en avant une organisation promouvant la transparence et la redevabilité ne permet pas de lui accorder de sérieux, plus encore en remarquant que ni Greenpeace ni les ONG financées par Soros ne dénoncent cette situation ni ne refusent ses subventions. Accountable Now compte aujourd’hui vingt-sept membres[47], dont de nouvelles organisations financées par l’Open Society de Soros, telles Article 19[48] ou la branche grecque de l’Open Society, Solidarity Now[49].

Structure de Greenpeace International

Le nom légal de Greenpeace International est le Stichting Greenpeace Council[33]. A l’instar de plusieurs de ses filiales dans ce pays (cf. infra), elle est enregistrée comme Fondation (Stichting) à la Chambre de Commerce d’Amsterdam sous le numéro 200415[34], à la Chambre de Commerce néerlandaise sous le numéro 41200515, et son numéro d’identification pour les entités légales et les associations (RSIN) est le 006623207[35]. Le régime néerlandais propre à la Stichting en fait une entité à responsabilité limitée, dénuée d’actionnaires et de membres, mais seulement représentée par un Conseil. Sous ce régime, les activités commerciales sont autorisées tant qu’elles se font conformément aux objectifs de la Stichting et sont imposées en conséquence. Mais si « aux Pays-Bas, les revenus d’une fondation de bienfaisance qui proviennent d’une activité d’entreprise sont soumis à l’impôt sur les sociétés […] cela ne vaut pas pour les autres revenus de placements et du patrimoine de la fondation[36] ». De plus, la domiciliation de Greenpeace International aux Pays-Bas lui permet de bénéficier d’avantages fiscaux, puisque le Service des impôts néerlandais lui a donné le statut ANBI (Algemeen nut beogende instelling – Organisation d’utilité publique)[37]. Ceci signifie que, comme le bureau de Greenpeace Pays-Bas, la Stichting ne paie pas d’impôts sur les successions ni les donations (au lieu de 30 à 40% sous un régime fiscal néerlandais normal[38]), et que les dons qui lui sont adressés sont déductibles d’impôts[39]. Dit autrement, la domiciliation de Greenpeace International aux Pays-Bas lui permet de bénéficier d’une optimisation fiscale.

Ses statuts associatifs définissent ses objectifs : promouvoir la conservation de la Nature en a) coordonnant ses organisations nationales dans l’exécution de leurs objectifs, en les assistant si nécessaire et en servant leurs intérêts b) réalisant les autres tâches nécessaires à cela (organiser des actions non-violentes, lutter contre certains abus, tenter de sauver des espèces animales). Pour ce faire, Greenpeace International joue un rôle de coordonnateur des campagnes. Les moyens financiers de la fondation se composent de son propre capital, des contributions des organisations nationales, des divers dons et subventions, legs et donations, des revenus provenant des investissements, ainsi que des bénéfices provenant de toute autre source (par exemple le merchandising).

Le Conseil – dont le Président est ordinairement le Président de Greenpeace International ou l’un de ses représentants – est l’organe qui supervise toute l’organisation Greenpeace. Si le Bureau de Greenpeace International est responsable légalement, le Conseil partage avec lui l’autorité politique de la Stichting. Le Conseil est nanti de plusieurs droits et responsabilités : établir les principes centraux de l’organisation, élire ou démettre le Bureau international, approuver les rapports du Bureau au Conseil, approuver l’ouverture de nouveaux bureaux nationaux ou régionaux, approuver les dépenses budgétaires de Greenpeace International, protéger et si possible développer la valeur du nom et du label « Greenpeace », etc.

Il se compose de représentants des bureaux nationaux ou régionaux et des bureaux candidats à la reconnaissance comme entités nationales ou régionales de Greenpeace, mais ces candidats ne disposent pas du droit de vote ; leurs organisations sont dites « candidates » en attendant de répondre aux critères pour pouvoir voter, à savoir 1) répondre aux exigences légales pour s’établir comme organisme caritatif, à but non lucratif, ou équivalent 2) poursuivre des objectifs compatibles avec la Fondation Greenpeace International 3) avoir signé une licence d’utilisation du nom de Greenpeace avec la stichting. Le Directeur national ou régional a « toute autorité pour diriger les affaires de l’organisation nationale ou régionale[40] ». Ces bureaux sont apparemment soumis à une obligation de résultats : ils doivent transmettre un rapport financier mensuel planifié à Greenpeace International, qui couvre « les performances dans les levées de fonds », les dépenses de campagnes et les autres dépenses.
Cette obligation de résultat se traduit aussi par l’obligation de disposer d’un noyau de soutiens réels ou potentiels. Le bureau national ou régional doit disposer d’une stratégie de levée de fonds réaliste et atteignable pour attirer des soutiens avec des dépenses raisonnables. Le programme de levées de fonds doit être approuvé par Greenpeace International. Côté dépenses, le bureau doit consacrer activement au moins 80% de son budget à des projets liés au programme global de Greenpeace. La part de cette contribution est décidée entre le bureau national ou régional et la Stichting. Le bureau doit par ailleurs mettre au point un plan de développement organisationnel triennal, qu’il soumettra au Conseil de la Fondation. Tous ces facteurs sont fonction de la situation économique, sociale et démographique du pays où s’ouvre le bureau.

L’expulsion d’un bureau de sa qualité de représentant de Greenpeace doit être votée par les quatre-cinquièmes des membres du Conseil. Les décisions que ce dernier vote au cours de ses réunions sont de quatre ordres : affaires ordinaires (besoin de la majorité simple des votes), affaires extraordinaires (deux tiers des votes), autorisation de dépenses (deux tiers des votes), et amendements aux articles de l’association (quatre-cinquièmes des votes). Pour tout cela, chaque bureau dispose d’un droit de vote égal. Les administrateurs votants (Voting Trustees) ont le droit de vote. Les personnes qui siègent à la table du Conseil sont un administrateur de chaque bureau national ou régional, le Président du Conseil, le Président du Bureau et le Directeur exécutif international – ce dernier pouvant aussi faire siéger deux autres membres de la Stichting. Il n’y a pas de droit à l’abstention, un administrateur doit voter oui ou non. Dit autrement, les grandes orientations de Greenpeace, qui se veut la représentatrice de la « société civile » et se réclamait, en 2015, de 3,3 millions de soutiens, sont fixées par une cinquantaine de
personnes, qui sont en outre essentiellement des managers.

Comme dans l’essentiel des grandes ONG, Greenpeace International est dirigée par un bureau, dont tous les membres sont élus, à l’exception du Président qui est nommé et fait partie ou non de ce bureau. Les membres du bureau de Greenpeace International ont entre autres la possibilité de nommer et démettre le personnel de la fondation et de fixer sa rémunération. Les membres du bureau de Greenpeace International peuvent par ailleurs contrôler et protéger les fonds et les actifs des sections de la Fondation, superviser les publications des organisations nationales, décider de la rémunération du Directeur. Les déclarations financières partielles de Greenpeace International pour 2016[41] montrent ainsi que Mads Christensen, devenu Directeur exécutif international – un rôle qui implique la gestion quotidienne de la stichting – par intérim suite au départ de Kumi Naidoo[42], toucha le temps de son intérim, de janvier à août 2016, 80 000 euros de salaire et 7 000 euros en sécurité sociale, soit 87 000 euros, i. e. 10 875 euros par mois. Les deux Directrices exécutives de Greenpeace International, Bunny McDiarmid et Jennifer Morgan, ont touché chacune 121 000 euros de salaire, 7 000 euros en sécurité sociale, et 6 000 euros en cotisations, pour un total de 134 000 euros entre avril 2016 et juillet 2017, soit 8 375 euros par mois chacune. C’est plus que dans un bureau national comme celui de Greenpeace Pays-Bas, où la rémunération du Directeur s’échelonnait (selon son expérience), en 2016, entre 5 369 et 7 467 euros brut mensuels pour 40h hebdomadaires[43]. En France, à titre de comparaison, les patrons de TPE gagneraient en moyenne 4 200 euros net par mois pour 47h de travail par semaine et dix-neuf jours de vacances par an[44]. Chaque membre du Conseil de la Fondation peut en outre prendre connaissance des livres et enregistrements des bureaux nationaux, afin d’en faire des copies. La menée d’activités politiques partisanes est un motif de démission des fonctions de membre du bureau.

Deux corps assistent le Directeur exécutif international (DEI). La Global Leadership Team (GLT)se compose de sept Directeurs exécutifs de bureaux nationaux ou régionaux et intervient mensuellement auprès du DEI sur plusieurs sujets : développements stratégiques, ressources, stratégies d’investissements, évaluations et normes mondiales, coordination globale. La rencontre des Directeurs exécutifs se compose de tous les Directeurs des bureaux nationaux ou régionaux et se tient annuellement. Elle traite en particulier des questions de management et de stratégie, mais aussi, par exemple, du rôle de Greenpeace dans la société.

Les règles de procédure de Greenpeace International confirment certaines critiques adressées à l’ONG quant à son devenir managérial, masqué par l’image d’activistes menant des opérations coup de poing. Parmi les critères de sélection des membres du bureau international, la Stichting mentionne un point « expériences diverses ». On parle ici d’un ensemble de profils qui possède « une réputation prestigieuse dans les domaines de l’environnement, des médias, de la levée de fonds, de la finance, du droit, etc. » Un membre élu devra de plus avoir une expérience préalable dans le management.

Greenpeace VS Golden Rice

En 2016, plus de cent Prix Nobel[13] dénoncèrent le « dogmatisme » de Greenpeace contre les OGM, et plus particulièrement contre le riz doré[14]. L’initiative du riz doré vint de la Rockefeller Foundation en 1982[15]. Développé par deux universitaires, Ingo Potrykus du Swiss Federal Institute of Technology (Ecole polytechnique), et Peter Beyer de l’Université de Fribourg (en Allemagne), ce riz OGM aurait pu être commercialisé à l’orée du XXIe siècle, ses détails techniques ayant été publiés pour la première fois dans Science en 2000. Mais Greenpeace mena une campagne contre ce projet en jouant sur le facteur peur, mettant en avant les dangers « imprévus » sur l’environnement et la santé que ce riz pourrait entraîner[16] et le risque de normalisation de production d’OGM de ce projet.

Pourtant, comme le rappelle le site Activist Facts, le riz ne peut pallier certaines carences, notamment en vitamine A. Or, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estimait en 2005 que près de 190 millions d’enfants de moins de cinq ans et dix-neuf millions de femmes enceintes pourraient manquer de vitamine A à travers le monde[17]. 250 000 à 500 000 de ceux-ci seraient aveugles et connaîtraient une vie de misère dans les bidonvilles[18]. Le riz doré produit de la betacarotène, que le corps humain synthétise et transforme en vitamine A. De ce fait, le riz doré aurait potentiellement la capacité de contribuer à sauver de nombreuses vies dans les pays pauvres de différentes zones du globe.

En 2005, le Golden Rice 2 fut annoncé en développement, et contiendrait vingt-trois fois plus de beta-carotène que sa première version. Il est toujours en développement. L’International Rice Research Institute (IRRI) précise qu’aucune entreprise n’est impliquée dans ce projet, qui serait ainsi de nature non-commerciale[19] et ne fonctionnerait qu’avec des acteurs publics.

***

Il ne s’agit là que de quatre cas, mais on pourrait développer la liste. Nous renvoyons le lecteur à différents blogs qui se sont attachés à pointer, probablement parfois de manière partisane, les biais de plusieurs autres campagnes de Greenpeace : Knowckers[20], Alerte Environnement[21], Seppi[22] et Activist Facts[23].

Greenpeace VS Shell : le cas Brent Spar

Greenpeace pourrait faire remarquer que Paul Watson est membre d’une ONG « concurrente » et que Patrick Moore travaille pour les industries. A plusieurs reprises toutefois, diverses affaires ont porté le doute sur le sérieux et, par extension, sur l’intégrité de Greenpeace. L’affaire Brent Spar reste par exemple l’une des plus célèbres victoires de l’ONG, qu’elle ne manque pas de rappeler sur son site[6]. En février 1995, le pétrolier Shell voulut couler sa plateforme pétrolière offshore Brent Spar, inactive depuis 1981. Son projet fut approuvé par le gouvernement britannique et soutenu par treize pays européens signataires de la convention d’Oslo pour la protection de l’environnement marin. Le 30 avril, des militants de Greenpeace occupèrent la plateforme pendant plusieurs semaines. Du 14 au 20 juin, en plein G7, des manifestations eurent lieu en Allemagne, avec des menaces de s’en prendre aux stations-services de Shell. Cinquante d’entre elles seront effectivement touchées, notamment par des incendies criminels. Le 12 juillet, Shell commandait une expertise à Det Norske Veritas, qui rendit ses résultats le 18 octobre en confirmant l’analyse de Shell et en soulignant que Greenpeace avait « grossièrement surestimé » la quantité de pétrole de la plateforme.

Entre temps, le 5 septembre, Greenpeace reconnut avoir commis une erreur et que ses instruments de mesure n’étaient pas allés au fond du réservoir, alors que Shell avait au préalable affirmé que ce dernier comportait environ 90 tonnes de sable[7].

Dossier Greenpeace – Préambule

Avec le WWF, Greenpeace est probablement l’ONG environnementale la plus connue au monde. Ses méthodes d’action directe et leur originalité lui ont conféré une reconnaissance médiatique et lui assurent le soutien financier de plus de trois millions de donateurs. A l’instar de ses fondateurs, elle continue, après près d’un demi-siècle d’activité, à se présenter comme David combattant le Goliath que symbolisent les divers intérêts politiques comme économiques, nationaux comme mondiaux. Pourtant, cette ONGE (écologiste), elle-même devenue transnationale depuis au moins la fin des années 1970, reste-elle vraiment ce qu’elle prétend être[1] ? Son propre développement comme celui, exponentiel[2], des acteurs de la « société civile » depuis les années 1990, suscite de nombreuses interrogations quant à son évolution et à son engagement. C’est en effet à cette époque que le Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) a accordé un statut consultatif aux ONG qu’il considère comme aptes à « contribuer de façon fructueuse et occasionnelle au travail du Conseil ou de ses organes subsidiaires[3] ».
Ces questions en amènent d’autres, plus délicates, sur les motivations et les choix des actions de la célèbre ONG. En effet, au-delà de sujets essentiels et consensuels comme le Traité transatlantique, la malbouffe, la pollution, la disparition des abeilles ou des enjeux de santé comme la lutte contre les perturbateurs endocriniens, Greenpeace a subi, à plusieurs reprises, des critiques diverses : amateurisme, cibles faciles pour redorer son blason et se médiatiser, erreurs, omissions, mais aussi dogmatisme.

Ancien membre de la première heure de Greenpeace, Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, critiquait avec son franc-parler l’évolution de Greenpeace vers le soutien à la chasse au phoque et leur absence dans d’autres domaines : « Jon Burgwald a annoncé au nom de Greenpeace que Greenpeace soutient la chasse au phoque « durable ». […] Greenpeace est maintenant une marionnette dans les mains de l’industrie de la fourrure et de l’intérêt du Canada à exporter de la fourrure à la Chine. […] Combien de temps avant que Greenpeace soutienne les opérations illégales de chasse à la baleine au Japon au sujet desquelles ils continuent à récolter des fonds pour des campagnes qu’ils ne réalisent jamais en vérité ? La dernière fois qu’un bateau de Greenpeace a vogué sur l’océan Austral pour défendre des baleines, c’était en 2007 et pourtant les courriers de demande de financement continuent à être envoyés pour demander des dons afin de sauver les baleines[4]. »
Patrick Moore, cofondateur de Greenpeace et ancien directeur de l’ONG, aujourd’hui conseiller en développement durable pour les entreprises, adressait lui aussi des critiques à Greenpeace, dont il qualifie l’activité d’ « environnementalisme religieux » et regrette l’absence de rigueur scientifique : « La campagne pour l’élimination du chlore de tout usage humain a été décidée [au milieu des années 1980]. Je n’en ai pas cru mes oreilles : ils parlaient d’éliminer un élément du tableau de Mendeleïev et ignoraient délibérément certaines avancées indéniables comme la chloration de l’eau en santé publique ou le rôle de la chimie du chlore en médecine. C’était indéfendable[5]. » En parallèle, Moore défend le nucléaire civil, le PVC (« l’un des matériaux les plus polyvalents et les moins toxiques jamais inventés ») et les OGM.

Notes

[1] En 2015, on vit par exemple Kumi Naidoo, alors directeur exécutif international de l’ONG, intervenir aux côtés de l’influent George Soros lors de la Conférence sur la sécurité de Munich (qui regroupe chaque année plusieurs centaines de hauts décideurs et dispose de puissants soutiens : https://www.securityconference.de/en/about/supporters/), lors d’une table ronde comprenant également Martin Schulz (président du Parlement européen), Jan Eliasson (secrétaire général adjoint des Nations unies), et Ian Bremmer (président-fondateur de l’Eurasia Group, grande entreprise de conseil en risque politique) : https://www.securityconference.de/en/media-library/munich-security-conference-2015/image/panel-discussionthe-world-in-2015-collapsing-order-reluctant-guardians/

[2] Ryfman (Philippe), Les ONG, éditions La Découverte, 2014.

[3] http://csonet.org/?menu=132 La liste des ONG dotées du statut consultatif auprès de l’ECOSOC sont à jour de septembre 2016 : http://undocs.org/E/2016/INF/5

[4] http://www.seashepherd.fr/news-and-media/edito-20160127-fr-01.html

[5] http://lesobservateurs.ch/wp-content/uploads/2014/03/Nucl%C3%A9aire-Greenpeace-se-trompe-C.Riva-P.-Moore-Le-Matin-16-11-2008.pdf